Ma vie continue ici !
Ma vie continue ici !

Une heure qui file comme une seconde, une seconde qui s'étire jusqu'à l'éternité. : il est inconcevable qu'une semaine de bonheur semble durer une heure alors qu'une seconde de douleur parait ne jamais finir.

Une personne peut être détruite psychologiquement, cela ne lui enlève en rien son intelligence.

L'ENDROIT

Si le mot sérénité existe , c 'est certainement pour qualifié ce genre d 'endroit . Le temps semblait suspendu , un endroit rare , préservé : écrin de calme et de douceur de vivre , authentique et précieux . Il y a des endroits magiques qui parlent à notre âme. Des lieux qui vous appellent , ou vous rappellent des échos oubliés , des choses enfouies qu'on ne peut appréhender . Cela ne s'explique pas 

L'inceste : " En parler n'est pas un crime "


Voilà ça a été dit , maintenant c’est bien tu l’as dit, on la tous lu t’es gentille,  on passe à autre chose.

 Est ce trop dur à affronter ?

  Certains diront " elle n avait qu 'à dire non , elle n 'avait qu ' à partir , elle exagère , c'est pas possible , d'autres t écouteront en silence et c'est tout , sans scandale , sans cris , rien l'indifférence , les mêmes seront scandalisés par de semblables faits divers qui auront lieu loin de chez eux , peut être se sentiront ils coupables d'avoir su et de n'avoir rien dit ou rien fait , ou encore pire , tout au fond d' eux un sentiment de rejet inavoué , inavouable ;  l'inceste laisse parler la bestialité enfouie en chacun de nous et peu sont près à l'accepter .

Tu te sens sale et en parlant d'inceste tu salis les autres .

Les gens ne veulent pas vraiment savoir , ils ne voient que l 'adulte en face d'eux et pas l'enfant qui a été abusé. 

 

 

HORS NORME !

Dédicace

à toutes celles et tous ceux qui un jour dans leur vie ont connu

ce sentiment désagréable d'être exclu, 

d'être HORS NORME !

Plutôt que "tolérance", qui ne veut au fond rien dire, si on parlait de respect de toutes les différences.

.*C'est en apprenant a respecter les autres dans leur différence que l'ont se construit une personnalité riche et surtout libre...

Ça c'était avant

Dans ma vie d’avant je pensais que les gens qui avaient des coups durs étaient compris, aidés et soutenus sans jugement aucun.
Oui mais ça, c’était avant quand j’étais jeune, lisse et conne.
Dans ma vie d’aujourd’hui je sais que les gens qui ont des coups durs ne sont pas compris, pas aidés et sont jugés.
Oui c’est ma vie de maintenant et je suis moins jeune, moins lisse et moins conne.

Je vois ce que les gens peuvent faire croire afin d’éviter de nous côtoyer, tout en gardant bonne conscience…

La vie te change, te modifie et fait que plus personne ne te reconnait sauf ceux qui vivent le coup dur avec toi.

Ce ne sont pas les coups durs qui m’ont rendue amère mais  sans aucun doute vous qui m’avez croisée hier ou il y a dix ans, vous que je croise encore tous les jours, par vos remarques et attitudes.

 

Nous devons nous conduire comme un handicapé qui ne se plaint jamais : De la douleur à la souffrance

Le respect...

Les personnes non malades ne comprennent pas la maladie.

Comment pourraient-elles comprendre ce que les malades eux-mêmes ne comprennent un tout petit peu qu'au bout de très nombreuses années de travail sur eux-même ? Comment le pourraient-ils alors que les psychiatres qui ont étudié cela pendant des années ont parfois des difficultés ?

Et quel est l'intérêt de cette soi-disant "compréhension" ?

Je préfère mille fois une personne qui dit carrément "je n'y comprends rien" plutôt que celle qui prétend essayer de comprendre, et qui en réalité envoie des messages très ambivalents.

Qu'on respecte les personnes malades, qu'on leur fournisse les moyens matériels de vivre, et de se soigner correctement et dignement, c'est déjà pas mal. La compréhension est un plus qui n'est pas donné à tout le monde et qui n'est pas forcément nécessaire du moment que le respect existe.

Et dire en silence : l'essentiel et l'importance :

Ça a été très long mais elle y est arrivée

Elle fait le compte de ce qu'elle y a laissé

Beaucoup plus que des plumes, des morceaux entiers

Et certains disent même un peu d'identité

Il est certaines blessures au goût de

victoires

La raison renonce, mais pas la mémoire.

 

Comme si elle avait le choix ou cette liberté

Quand on a cette voix qui nous dit d'avancer.

Et se dire merci

De ces perles de vie

 

On écrit bien mieux qu'on ne dit

On ose tout ce que la voix bannit

et dire en silence

L'essentiel et l'importance.

 

 

Un Enfant Par La Main

Je l' ai pris par la main , je l'ai emmené loin , loin ,

sur le chemin , je lui ai dit

 je te tiens tu ne crains plus rien ,

tu seras bien , dans ce jardin , 

plus de peurs , plus de larmes , 

de la joie , des jeux , ce que tu n as pas eu , tu l'auras ,

reste là ...

Elle ne pleure plus , Elle ne pleure pas, elle chante ....

 

Le bonheur d être soi....

Ainsi ces blessures de l’enfance vont pouvoir guérir. Cet enfant intérieur, s’il a été cajolé avec amour, doit pouvoir se libérer de sa peine. Vous devez pouvoir le voir avec un beau sourire, avec soulagement, sans tristesse mais avec un poids en moins sur vos épaules. Vous devez vous sentir légers, libérés par cette souffrance qui était en vous. Puis, vous devez vous rappeler à l’instant présent, ici et maintenant, pour revenir à qui vous êtes.

ET SI ...


Et si j'étais née en hiver, mon coeur aurait-il été plus glacé?

Et si le silence n'avait pas existé, aurais-je appris à crier?

Et si ma bulle avait éclatée aurais-je cessé d'exister?

Et si elle était encore en vie, les cauchemars auraient-ils vus la nuit ?

Et s'ils avaient parlés, qu'auraient-ils dit?

Et si j'acceptais, la lourde chaîne se rouillerait?

Et si, et non, et sinon, peut être que, va savoir...

La vie est si parfaite...

 

LE PASSÉ EST LE PASSÉ

Mais le passé est le passé. "Il" a bien dit de laisser les morts enterrer les morts. Je suis stupide car le lieu ne comporte aucun fantôme, aucun vestige de mon ancienne peau blessée d'adolescente. Il est vide, il me suffit d'ouvrir les yeux pour le constater, il est vide de tout un passé qui n'existe plus, qui n'a peut-être même jamais existé. Quel prix alors accorder à la mélancolie, à la douleur diffuse qui s'accroche à mes basques, tente encore parfois de me faire chavirer ?
J'exècre mon passé, mon enfance et mon adolescence. Rien de tout cela n'a existé vraiment.
Qu'est-ce que c'est que devenir adulte si ce n'est renoncer à sa meilleure part, à la partie la plus vivante de soi, toute entière contenue dans le coeur, dans un éclat de rire juvénile ou dans le miroir absolument parfait que constituent nos yeux, notre regard ? Tant de capacité à s'émerveiller mise en attente, mise en jachère, mise en souffrance par les seul fait de l'adulte posé en face d'un enfant innocent.
Qui demande à vivre, la vie ou l'enfant ?

IL M'A DIT DE ME TAIRE

 

Il m'a dit de me taire et je ne me suis pas tue.
Pourquoi aurait-il fallu que je me taise alors que j'ai tellement de choses à dire ? Des vraies, des fausses, les miennes, tout ce qui m'habite comme cette suspensiond'orchidée dans ma chambre...
Pourquoi aurait-il fallu que je taise l'histoire de cette fleur dont je suis passionnément épris ? Il m'a dit de me taire, de ne surtout pas parler de cette fleur dont la liane coule irrémédiablement sur ma vie comme un fleuve sacré, un fleuve sucré, un fleuve doux, aérien, qui prend sa source dans mon coeur. Un fleuve définitif.
Je comprends maintenant pourquoi tu veux que je me taise, papa, je te fais peur. Je te fais peur car mes pieds s'enracinent désormais dans un vide sidéral, végétal. Un vide total.

FAUT QUE JE PARTE

Je ne suis pas de ce monde qui m'a pourtant invité à vivre et à danser la farandole avec vous. Je ne suis pas d'ici. Ce monde ne m'intéresse pas .Tout s'écroule. Tout s'en va. Tout renaîtra forcément. Je ne suis pas d'ici, non...

Faut que je parte 

J'ai bien réfléchi, jours et nuits,

les deux plus beaux vers d'expression française sont ceux-là :

Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin

Je n'ai pas la vertu des femmes de marin

Faut que je parte .

 

 

EXTRAIT : 

Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins

Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...

Vivre après...

Vivre après ça...après la plainte. Je n'ai pas encore trouvé le mode d'emploi.

Je suis là, je tourne en rond, je survis, je slalome entre mes peurs, mes souvenirs, j'essaye de parsemer ma vie de quelques bons moments mais je reste en suspens.

Je suis là suspendue à un fil, ou à un coup de fil . Celui qui me dira qu'on a enfin pris en compte mon histoire. Celui qui me dira que mon message est passé, que mon abuseur l'a reçu, qu'il sait que j'ai porté plainte.

 

Je n'ai pas vraiment rencontré de ces gens qui demandent pourquoi on porte plainte "si tard" . Que leur dirais-je si je les avais face à moi ?

Qu'à chaque jour qui passe je comprends pourquoi tant de victimes hésitent ou renoncent , qu'à chaque jour qui passe je me demande ce qui m'a pris de mettre ma vie en danger, de faire tourner la roulette russe, appuyer sur la gâchette et voir si ça va tirer, s'il va me tuer.

 

Ils auront beau faire tous les beaux discours du monde tous ces gens , conseiller la patience ou bien encore dire mille et mille fois "il faut parler, dénoncer" , non non et NON ils ne sont pas à notre place, pas à MA place.

Ils ne rêvent pas de lui la nuit, ils n'ont pas peur quand le téléphone sonne, ils n'ont pas envie de se tuer en pensant que peut-être ça va durer encore 2 ou 3 ans, ils n'ont pas envie de se tuer en pensant que peut-être on va les tuer , ils n'ont pas ces saloperies de souvenirs qui reviennent pour un mot, une image ,une pub, un film... ils ne sont pas en train de se demander si à Noël il l'a "fait aussi", bien sûr de toute façon, pourquoi y aurait-il eu une trêve ??

 

Alors oui être patient, se donner du bon temps, lâcher prise sur cette attente, ne pas se cantonner à cette place de victime, essayer de voir l'avenir, se dire que le plus dur est fait, etc etc ...Je sais, j'entends, je lis, je le pense même moi-même parfois mais NON ils ne sont pas à ma place, ils ne peuvent que se faire gentiment croire que je tiendrai encore et encore, debout toujours Opale, souriante toujours Opale, jamais prise en flagrant délit de mauvaise humeur.

 

Tout va bien, rien d'alarmant, pas de TS, pas de passage à l'acte, personne n'a à paniquer, c'est pratique, super pratique ce style de victime pro de la souffrance intérieure.

 

Il viendra le temps où on me dira que je suis forte, courageuse de l'affronter mais NON je ne suis ni forte ni courageuse.

 

 

Je ne veux pas qu'il meure avant de pouvoir l'affronter, mais s'il venait à mourir, je voudrais le tuer moi-même une deuxième fois pour être sûre, sûre qu'il ne revienne pas, sûre de ne plus être en danger, parce que oui à chaque instant je me dis qu'il peut se venger, il se fout de tout j'en suis sûre, la taule, la mort, il n'a pas peur, aucun regret, aucun remord.

 J'écris, je crie...Non, personne n'est à ma place.

 

 

http://opale.porterplainteetapres.over-blog.com/article-vivre-apres-91018481.html

 

 

La folle, c’est moi ou c’est les autres ?

L’homme assez âgé qui passe à la télévision un dimanche soir a été victime d’un détournement d’avion par un terroriste. Il n’oubliera jamais l’événement, dit-il. Et chacun le comprend : cet événement terrible en fait un héros, alors même qu’il l’a vécu passivement. Il n’a pas besoin d’expliquer pour quelles raisons il n’a rien fait pour libérer les passagers. Tout le monde comprendrait qu’il ne veuille plus jamais prendre l’avion. Aucun thérapeute n’aurait l’idée de lui faire revivre sans cesse des situations menaçantes pour qu’il perde sa peur en se rappelant sa première expérience. Aux jeunes filles qui ont subi dans leur enfance un détournement sexuel, on ne dira pratiquement jamais : oui, cela a dû être terrible, c’est une injustice, tu as raison de te plaindre, tu as droit à ce qu’on te plaigne et à ce qu’on s’occupe de toi. Nous t’admirons d’avoir su affronter cette situation sans te briser. Tout au contraire : quand vous allez mal, on vous reproche vos symptômes. Et l’avenir ? Comme s’il ne s’était rien passé, elle devrait, « comme toute jeune fille normale », se marier, avoir des enfants et une famille. Leur expérience est passée sous silence, comme leur appel au secours. Elles vivent dans l’incertitude, seules avec les conceptions, leurs sentiments, leurs souvenirs. Le détournement lui-même et son cadre, la famille, servent alors à faire passer l’horreur pour une illusion des sens.

Vue de loin, donc, une enfance tout à fait normale ; mais quand on y regarde de plus près, une longue série d’horreurs.

VICTIME OU COMPLICE ?

Y A QUELQU'UN QUI M'A DIT 

 

Que ma quête était vaine ,

que j'exagérais le crime .

Victime ou complice ?

 

Que tout ça c'est du passé ,

il ne faut plus en parler .

Victime ou complice ?

 

Qu'ils allaient nier ,

m'insulter , et me faire un procès .

Que je veux me venger ,

et leur nuire .

Je ne veux plus souffrir .

Victime ou complice ?

 

Je veux crever le silence ,

crier ma souffrance ,

briser leur indifférence ,

ils ont détruit nos vies ,

d'un petit sourire poli ,

nous ont poussé à l'oubli , 

et il faudrait que je dise  que c'est fini? 

Victime ou complice ?

 

Je me bat pour lui , pour toi , pour moi ,

pour que d'autres sachent ce qu'ils nous ont fait ,

et que ce ne soit plus notre secret ,

comme une honte à garder .

 

Y a quelqu'un qui m'a dit ,

Que tu trouvais ça pervers ,

de chercher la justice ,

Victime ou complice ?

 

le peu d'importance que l'on accorde aux autres , un regard , un sourire sans les voir vraiment . 

 

 

 

L'ÂME ASSASSINÉE

C'est pas moi , c'est "elle"...

J'ai été victime d'un ou de plusieurs abus sexuels. C'est un crime contre mon corps et contre mon âme.
 Etant victime, je ne suis en rien responsable de ce crime, quoi que j'aie pu ressentir.
 Suite à ces abus, je souffre de sentiments d'impuissance, de trahison et d'ambivalence.
 Ma souffrance est intense, mais la cicatrisation est possible, si j'admets qu'il y a eu blessure. Cette cicatrisation prendra du temps.
 Je ne dois pas recouvrir mon passé d'un voile de secret et de honte ; mais je ne suis pas non plus obligé d'en parler au premier venu.

 

JE SUIS ALLÉE ME PERDRE AU MILIEU DE LA FORÊT

Je suis allée me perdre au milieu de la forêt et j'ai poussé un hurlement terrible. Un cri qui a déchiré le silence des arbres et qui a fait s'envoler des myriades d'oiseaux. Leurs plumes se sont greffées dans mes cheveux et mon esprit a volé avec eux. Le ciel pour mémoire. Leur chant s'est mêlé à ma voix. En suspens. Mon cri s'est perdu dans les feuilles. L'écho me l'a renvoyé maintes et maintes fois. Il était dur. Il était fou. Il a emporté ma rage, ma colère et ma peine. Il a emporté mes larmes, mes rancœurs et mes haines.

Je suis allée me perdre au milieu de la forêt et j'ai étreins le plus grand arbre. Ma tête dans son cou rugueux, mes bras autour de l'écorce tiédie par la douceur de la journée. Sa sève a brûlé ma chair et s'est écoulé dans mon sang. Nos cœurs ont battu à l'unisson. Il m'a transmis force et courage. Nos murmures se sont chuchoté des berceuses. Apaisement, sérénité. J'ai senti les vibrations de son âme et le frémissement de la mienne. Je l'ai serré si fort que ma joue s'est égratignée sur son tronc, que mes paumes ont laissé une empreinte indélébile au creux de ses bras solides.

 

ILS N'ONT JUSTE RIEN COMPRIS À MA LIBERTÉ

 

J'ai écrit sans préméditation, pour mettre fin à un silence. 

Par obligation mais sans nécessité. Je n'avais rien en tête en m'installant à mon clavier. Alors, j'ai laissé défiler mes pensées. M'essayant à une autre écriture, mais toujours dans la sincérité de "ce que je suis et de ce qui me fait être" (quelle belle expression !), rassemblant les faits, tels qu'ils sont,tel qu'ils interrogent mon histoire personnelle et tels qu'ils expriment mes angoisses. Sans fard. Sans effet de style. Juste comme ça, comme ça venait, dans un flot que je voulais vertigineux, autant que la réalité des puissances qui nous dominent et façonnent nos modes de pensée, que je voulais juste aussi irrépressible que le tsunami de la vie qui prend le monde de court.

Ils n'ont juste rien compris à ma liberté.

 

T’ES TOI QUAND TU PARLES

Les enfants sont de grands archéologues pour révéler les secrets de famille.

Ils entendent et mettent au jour avec une ténacité étonnante,un dévouement incroyable et beaucoup d'amour les blessures cachées, les non-dits ou l'indicible qui circulent dans les histoires de vie de leurs ascendants.

 

Jacques SALOME : citation livre : contes à guérir, contes à grandir

 

 

« J’ai d’abord découvert combien il était nécessaire, dans toute relation, d’oser se dire, de nommer ses sentiments, son vécu, ses émotions ou ses désirs, d’aller au-delà du silence des mots pour dépasser la violence des maux ».

 

NOTRE CHEMIN A UN COEUR

J'étais au milieu de la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j'ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé.

UNE SORCIÈRE S’EST PENCHÉE SUR MON BERCEAU

Dés ma naissance une sorcière s’est penchée sur mon berceau et m’a tracé toute ma vie.

 A l’époque je pensais que mon père m’aimait et que c’était une façon de partager cet amour.  J’ai très vite été envahie par l’idée de la mort, quelque chose ne tournait pas rond !!Le soir je m’imaginais dans un cercueil et j’attendais le mort. La mort n’était en fait que mon père. Un père à la sexualité surdéveloppée à mon avis et qui me manipulait physiquement et psychologiquement. 

Ma mère, ni sécurisante, ni protectrice, m’a laissé sa place de femme auprès de mon père avec tout ce que cela implique. Une perfection que je ne pensais pas avoir mais j’ai pris ce rôle tellement j’aimais mon père. Je ne savais pas que cela allait gâcher toute ma vie.

 

La mort a toujours été omniprésente en moi. 

Tout petit, la confrontation avec l’inceste m’a obligé à trouver un réconfort ailleurs.

La sensation de vide, d’impuissance, de froid, de silence, de pesanteur, et la volonté de m’exclure d’un monde qui n’était pas pour moi sont arrivées à l’âge de 6 ans.

Autour, il y avait aussi ma famille qui participait à la programmation de ces actes. 

Les responsable sont eux, et l’inceste. 

Côté famille... Je me souviens d’une otite qui n’avait jamais été soignée. Ma mère ne s’occupait pas de moi à cet âge. 

La douleur dans mes oreilles étaient insupportable, cuisante. Ma mère parlait de mensonge. Je me tapais la tête contre les murs pour dégager l’effet de ce calvaire. Je mettais ma tête sous l’eau. Alors j’ai “appris” à “souffler” par les oreilles tous les soirs.

Puis, j’ai commencé par couper des fils électriques. A les brancher à l' électricité puis à les tenir par les bouts dénudés. Puis je m’amusais à retenir ma respiration, au maximum. Je me regardais dans le miroir sans respirer et sentir l’étourdissement... Peut-être aussi pour me rapprocher d’une réalité, de la mienne. 

J’habitais à la campagne. Je vouais un véritable culte autour de la mort. Je ramassais les oiseaux, rongeurs et leurs faisaient une petite sépulture dans lesquels je mettais quelques “gris-gris” pour les réconforter. Je creusais des petites tombes... Je pleurais.

Mais le désir de mort est toujours omniprésent. Quoi que je fasse : la vaisselle, devant l’écran d’ordinateur. Je reste constamment déconnecté, déconcerté de ce que je suis. 

Imprégné par mes pensées lugubres et pourtant si apaisantes. La mort a été longtemps mon amie.

Des victimes d’inceste ont réussi à se donner la mort. Emportant avec elles l’horreur d’un père, d’une mère, d’un frère qui les violaient. Vivre avec l’insupportable est une torture continuelle. C’est une constante. 

 

 anonyme

 


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